
Aveugle :
Je ne te comprends pas,
Tu aimes des filles qui ne t’aiment pas.
Et moi je suis là,
Mais tu ne me vois pas.
Je te regarde et pourtant,
Tu es aveugle à ma douleur.
J’ai tout mon temps
Mais j’ai peur.
Peur qu’un jour
Une fille plus belle
Soit honorée de ton amour
Et que tu montes au septième ciel.
Et que moi
Dans ma petite vie
Tu ne me voies pas
Que toi mon soleil, tu deviennes pluie.
Pluie de larmes
De tristesse.
Je baisse les armes
La douleur est caresse
Sans titre
Le bois sec brule plus vite
Que le feu que t’as allumé dans mon cœur
S'il se consume moins vite
C'est parce que j’ai peur
Tu dis que tu m’aimes
Qu’il n’y a que moi
Mais je sais que ca s’arrêtera
Quand tu ne voudras plus de moi
J’ai déjà vécu ça
Tu dis que tous les mecs ne sont pas comme lui
Que je vais changer d’avis
Si je viens dans tes bras
Mais je n’y crois plus
Je n’ai plus envie
Je n’en peux plus
Je joue avec ma vie
Debout devant l’immensité
Je contemple le vide
Les bras écartés
Je te jette un dernier regard humide
Ce garçon qui a fait de moi
Celle que je suis devant toi
Je sais que tu le hais
De m’avoir brisée
Je ne suis qu’une poupée de chiffon
Molle comme une de son
Et je tombe
Dans ma tombe
Le silence se fait
Apporte la paix
Résonne ton cri
Au profond de la nuit
Mais j’ai renoncé
Tu dois me détester
Je t’ai fais espérer
Et je t’ai quitté.
A l'heure où la lune se lève
Dès que la nuit tombe,
Les démons sortent des catacombes,
Pendant que surgissent les ombres
De l’obscurité si sombre.
Les loups se rassemblent
Le moment est venu
Ils hurlent ensemble
Souhaitent à la mort la bienvenue
Mais c’est aussi ainsi qu’apparaissent les âmes tourmentées,
Mes frères et soeurs de pitié…
Ceux qui combattent en silence les démons de regrets
Leurs larmes sont leurs armes sacrées.
Et mes propres loups se réveillent
Mes peurs mes problèmes mes peines
Leurs mâchoires acérées m’enchainent
Mes cauchemars me veillent
J’entend les cris de mes pairs
Qui au cœur de la nuit s’élèvent
Dans la douleur nous sommes frères
A l’heure où la lune se lève.
Et ce sont ces 3 liquides nos maîtres
Sang pour les maltraités et les mutilés
Larmes pour les regrettés et les brisés
Encre pour les rêveurs en mal-être.
Dans ces eaux nous nous délectons,
Les loups se rassasient de nos souffrances
Et parfois ensemble nous les chassons
Nous les repoussons en puissance
Des amitiés se forment, des groupes, des alliances
Des secrets scellés, des confiances partagés, des amours inespérés,
A l’heure où la nuit se lève…
​
(poème écrit avec mon ami J.A.G)
​
Mort amoureuse:
L’amour comme une rose
S’est fanée brutalement.
Même si de mes pleurs je l’arrose
Elle ne refleurira pas pour autant.
Car tu es parti en me laissant
Seule, abandonnée.
Tu n’as pas daigné en partant
Me dire pourquoi tu m’as quittée.
Larmes de sang,
Pleurs éternels,
Et pourtant,
Tu m’as remplacée par une plus belle.
Mon cœur crie vengeance,
Déjà mon bras se lève.
Mais je pense
Qu’il vaut mieux que tu rêves.
Alors mon bras,
Va poignarder mon cœur
Lui qui était déjà
Sans âme sœur
Petit mantra:
Le monde tourne,
Le mien s'arrête
Le monde s'en fout
Il tourne encore.
L'écrivain
Les cicatrices sur ma peau
Racontent une histoire.
Mon histoire,
Celle de ma douleur
Et de ma peine.
Parfois une ligne s'ajoute
A toutes les autres,
Rouge de sang
Signifiant
Que ma douleur continue.
Ma peau n'est pas un livre.
Je ne tournerais donc jamais la page.
Dummheit
Mein Leben ist ein Teufelskreis,
Wird niemals zum Ende.
Immer die gleiche Verletzungen,
Die ich bekomme.
Wo sind die Engel?
Denn ich brauche das Licht
Mein Leben ist'ne Nacht,
Die nie endet wird
​
Ma vie est un cercle vicieux (cercle du diable)
Qui ne finira jamais.
Ce sont toujours les meme blessures
Que je reçois.
Où sont les anges?
Car j'ai besoin de la lumière
Ma vie est une nuit
Qui ne finira jamais.
Sometimes:
Sometimes
I just want to fly away
To escape
From the prison of my heart
From the prison of life
Where everything is so ugly
And sad
I want to be someone else
Someone else
Just for a moment
But then
I realize
That is impossible
And I return
In my ugly and sad life
Where all I can do is hoping
That one day
I’ll escape from there
But this day’s not coming
So sometimes
I think that death
Would be the only solution.
Un hôpital.
L'odeur du désinfectant se mêle à celle de la mort. Dans ces longs couloirs aseptisés dénués d'âme et d'amour, j'avance. Des chambres à pertes de vues s'égrènent sur mon chemin. Soudain la porte. la sienne. Trois coups frappés et j'entre. Au milieu des couvertures et enfoncé dans un coussin, il est là. Un corps décharné émacié qui ressemble plus à la mort qu'à la vie.
Et pourtant même incapable de parler on sait qu'il est toujours vivant. Une étincelle dans le regard qui semble dire à moi, la visiteuse, "vis". Non pas "je vis" mais "toi, toi qui me regarde, toi vis". Commee s'il savait. Comme s'il savait que ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'il parte. Et pourtant pas de tristesse. Les seules personnes tristes sont celles qui viennent le voir. Lui, il est calme. Il sait. Il accepte. Quelque part c'est beau. Beau par son calme et son assurance. Il ne souffre pas. Du moins je l'espère.
​
Ca y est. Il n'est plus. Il est parti tutoyer les anges un soir et il ne reviendra pas. Je ne suis pas triste. Il ne faut pas pleurer la mort. Car lorsqu'un pleure pour un mort on ne pleure jamais réellement pour lui. On pleure sur soi. On s'apitoie sur son propre sort. Car la personne décédée elle, elle n'est pas triste. Elle ne sent plus ni douleur ni peur. Elle est là où rien ne l'atteint plus. Aussi je ne pleurerais pas. Car je sais qu'où qu'il soit il y est bien.